L'éléphant de Nantes

Saint-Jean de Luz

Voici un blog spécifique pour les classes de niveau avancé. Retrouvez le blog général sur Mon école FLE.

mercredi 20 mars 2013

Revue de Presse: Harlem Shake

Début février, des milliers de vidéos Harlem Shake ont envahi le net.
Mais depuis quelques jours, ce qui n'était que le dernier phénomène web-musical après le Gangnam Style est devenu un symbole de la contestation politique, notamment en Égypte et en Tunisie.

Une musique électro. Un déhanché et des déguisements sans queue ni tête. Le phénomène musical Harlem Shake a fait le tour du monde en quelques semaines. Initialement publiées par Filthy Franck et le DJ américain Bauuer, ces vidéos de 30 secondes sont désormais réalisées au bureau, dans les universités ou dans la rue.

Voici un extrait du journal télévisé:



Récemment, le Harlem Shake a pris une tournure plus politique après que des étudiants égyptiens ont été arrêtés pour avoir réalisé cette danse en sous-vêtements, en public. Des dizaines d'Egyptiens se sont alors réunis pour danser devant le quartier général des Frères Musulmans, au Caire, certains déguisés en salafistes.

Les élèves d'un lycée de Tunis sont également menacés d'expulsion par le ministre de l'Education, Adbellatif Abid, après la publication de leur vidéo. Pour protester contre cette décision des dizaines de jeunes Tunisiens se sont également rassemblés devant le Ministère de l'Education.


A lire aussi : En Tunisie, le "Harlem Shake" n'amuse pas les islamistes...


A son tour La Croix Rouge surfe sur la vague des Harlem Shake et en profite pour sensibiliser sur les problèmes d'accès à l'eau des enfants en Afrique.
 
Retrouvez quelques articles sur ce phénomène, le jdc d'abord, et Le Figaro avec l'article de Begoña.

mardi 19 mars 2013

La morale à l'école

Dans le projet de loi sur l’école, il est prévu d'introduire des cours de morale à l'école.
Chez les belges, ça existe déjà. Comment ça marche ? Démonstration.


Quant à la morale laïque, qu'est-ce que c'est?



Les futures réformes de l'école selon le président:


La réforme de l'école

Les vacances d'été trop longues?


Combien de jours par semaine travaillent les élèves des autres pays ? Combien de temps durent leurs cours ou leurs congés d'été ? Comparatif.


Depuis sa proposition de raccourcir les vacances d'été, le ministre de l'Education nationale se voit accuser par l'UMP de gaffer et de semer le désordre à l'école.


Les méthodes alternatives c'est ici.


L'hypothèse et la condition


Je vous propose tout d'abord de revoir la condition avec Si et les temps correctes à utiliser.
À vous de vous exercer.
On continue avec l'expression de la supposition et de la condition.

Regardons l'expression de la condition et de l'hypothèse.

Maintenant créez des phrases.

Qu'arrive-t-il à Gaston?
Il doit aller au bal avec sa collègue mais que va-t-il se passer?

Faites des hypothèses avec les conjonction de la condition à propos de ce que Gaston peut supposer sur le déroulement de la soirée.

Exercez-vous avec les hypothèses au passé, c'est ici.



Je vous propose maintenant de travailler sur une chanson de Diane Tell:



Regardez maintenant les paroles.

Moi, si j'étais un homme, je serais capitaine
D'un bateau vert et blanc,
D'une élégance rare et plus fort que l'ébène
Pour les trop mauvais temps.
Je t'emmènerais en voyage
Voir les plus beaux pays du monde.
J' te ferais l'amour sur la plage
En savourant chaque seconde
Où mon corps engourdi s'enflamme
Jusqu'à s'endormir dans tes bras,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On ne dit pas ces choses-là.
Je t'offrirais de beaux bijoux,
Des fleurs pour ton appartement,
Des parfums à vous rendre fou
Et, juste à côté de Milan,
Dans une ville qu'on appelle Bergame,
Je te ferais construire une villa,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
On n'achète pas ces choses-là.
Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage : moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme !
Je t'appellerais tous les jours
Rien que pour entendre ta voix.
Je t'appellerais "mon amour",
Insisterais pour qu'on se voie
Et t'inventerais un programme
À l'allure d'un soir de gala,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
Ces choses-là ne se font pas.
Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage, moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme,
Je serais romantique...

Une autre chanson tout aussi intéressante pour l'expression de la condition, c'est S'il suffisait d'aimer.



L'école de demain

Pendant plusieurs mois, 400 personnes (enseignants, élèves, parents d'élèves, chercheurs) ont planché sur la grande reforme de l'école voulue par le gouvernement Ayrault. La sociologue Nathalie Mons y a participé, elle est chargée de présenter les conclusions du travail effectué aujourd'hui à François Hollande.

L'objectif principal de ce rapport est de construire une école de la réussite pour tous les élèves. Le terme confiance était au coeur des discussions raconte Nathalie Mons dans les Choix de France Info.
Les pistes sont multiples et diverses : devoirs faits à l'école et non plus à la maison, allègement des programmes, durée des vacances, barème de notation. La boîte à outils est prête, c'est maintenant au gouvernement de choisir les grandes orientations à prendre pour les mois et les années à venir.



François Hollande a estimé mardi qu'il fallait réduire les redoublements, que les devoirs "doivent être faits dans l'établissement plutôt qu'à la maison", et que la notation devait "indiquer un niveau plutôt que de sanctionner".


A Nevers, dans la Nièvre, une école expérimente depuis la rentrée la semaine de 5 jours avec école le mercredi matin. Parents, enseignants et enfants s'en félicitent.


Parmi les grands axes, la fin des devoirs à la maison en école primaire. Même si dans les textes, les élèves n'ont pas de devoirs écrits à la maison, il reste les leçons à apprendre. Et si l'on parle de la suppression des devoirs, deux tiers des Français s'y disent opposés.

jeudi 14 mars 2013

L'enfant roi et l'éducation



Génération 35 heures, génération enfant-roi, génération Internet, génération Mac Do, génération Tanguy, génération zapping... Les qualificatifs ne manquent pas pour parler des jeunes, du coup il n'est pas forcément facile pour les vieux de cerner cette jeunesse dans tous ces clichés !


Les jeunes sont difficiles à cerner pour les vieux. Pourquoi ? On entend toujours les vieux dire : " c'était mieux avant " ? Pourquoi le dialogue est parfois si difficile entre les générations ? Comment les vieux peuvent " rester à la page " ? Décryptage par Denis Monneuse.




L'ancienne journaliste aujourd'hui membre du CSA, Christine Kelly soutient les familles monoparentales qui se précarisent de plus en plus en France. A la fin de la semaine, elle remettra à l'Élysée ses 10 propositions en faveur des parents qui assument seuls l'éducation de leurs enfants.



Pendant longtemps, la transmission des règles de politesse occupait une place importante dans l'éducation des enfants. Ceux qui les appliquaient avaient reçu une "bonne éducation". La politesse varie selon les époques et les cultures, c'est d'un côté un système de règles un peu formel, mais dans son fondement c'est ce qui permet de vivre ensemble dans le respect de l'autre, de son territoire et de son intimité.



Comment doit-on éduquer ses enfants ? Doit-on interdire ou doit-on séduire ? Une question sur l'autorité parentale qui fait encore débat. Les parents sont parfois de grands séducteurs pour arriver à leurs fins. Aujourd'hui beaucoup d'entre eux ne veulent pas se faire obéir par la contrainte car ils craignent que l'autorité les privent de l'amour de leurs enfants. Interdire n'est pas menacer. Il est important de bien différencier les deux.

Ce qui est mauvais c'est la menace et la peur, quand la séduction épanouit l'enfant. L'enfant élevé avec séduction ne comprendra pas l'autorité une fois sorti de l'enfance. Résumé : Dans nos sociétés démocratiques et individualistes, sous couvert de respecter la liberté de chacun, la contrainte et la coercition apparaissent comme des moyens d'un autre âge. En politique, comme en matière de marketing, il convient de susciter le désir pour convaincre l'individu d'agir "librement" : c'est le rôle de la séduction. Alors, en matière éducative, face au dilemme "interdire ou séduire", les adultes en appellent à la séduction pour obtenir l'adhésion. Mais cette forme subtile de soumission n'a pas pour corollaire la reconnaissance d'une autorité.


Les super-héros



Car le Parisien et Aujourd'hui en France s'intéressent à ces drôles de justiciers masqués qui font beaucoup parler d'eux surtout sur Internet. Sous le costume plus ou moins extravagant, il sont en réalité de simples citoyens idéalistes qui veulent à leur façon lutter pour la bonne cause, contre la pauvreté ou l'insécurité.

Dernier exemple en Grande-Bretagne où un homme déguisé en Batman vient de livrer un malfaiteur aux policiers, mégabuzz sur Internet, et le Parisien rebondit sur l'affaire en y consacrant cette enquête où on découvre quelques-uns de ces "super-héros" entre-guillemets. On les appelle les "super-héros de la vie réelle", un mouvement en plein essor dans les pays anglo-saxons et qui débarque en France où ils seraient une trentaine. Vous êtes prévenu, ils peuvent surgir à tout moment au coin d'une rue.

Ils se font appeler le Renégat, Blue Smash ou Andyman. Ou encore Citizen French, qui parcourt les rues du XIIIème arrondissement à Paris, toujours prêt à secourir un passant qui se ferait agresser. Pas de super-pouvoirs, mais deux armes : une matraque télescopique et un spray de déodorant qui fait office de bombe lacrymogène. Il affirme avoir déjà neutralisé des gens et prévenu à chaque fois les forces de l'ordre qui l'auraient remercié d'avoir fait son devoir de citoyen.

A Valenciennes, c'est un de ses collègues qu'on découvre toujours dans Aujourd'hui en France, lui il est du cru, il se fait appeler "l'Arpenteur". Depuis trois ans, il vient en aide aux SDF, et le Parisien l'a rebaptisé "Super-Chti". Des vocations qui ne sont pas que pittoresques : ces super-héros de la vie réelle veulent à leur façon lutter contre l'indifférence, et pour le psychanalyste Yann Leroux, l'auteur du blog "Super héros sur le divan", c'est aussi la traduction d'un besoin contemporain, l'envie d'incarner un idéal et de rendre service, l'envie aussi de montrer qu'il y a quelque chose de déréglé dans la société d'aujourd'hui où l'Etat ne remplit plus toutes ses missions. Avec un mot d'ordre : ne surtout pas se prendre au sérieux. Super-héros, mais sans la super-grosse tête...




Et la caricature dont je vous avais parlée.