L'éléphant de Nantes

Saint-Jean de Luz

Voici un blog spécifique pour les classes de niveau avancé. Retrouvez le blog général sur Mon école FLE.

vendredi 12 avril 2013

La fac prépare mal à l'emploi

Pourquoi malgré de tes bonnes formations les jeunes ne trouvent pas d'emploi?
Filières surchargées, formations trop théoriques et absence du monde de l'entreprise sur les campus : la fac prépare mal au marché du travail. Beaucoup de jeunes diplômés se retrouvent sur le carreau.

L'origine du mot Khâgne



Voici une explication de Arte:

Les brillants étudiants qui se décident après le baccalauréat à tenter le très très élitiste concours d’entrée à l’École normale supérieure doivent d’abord passer 2 ans – au minimum – en classe préparatoire littéraire, surnommée hypokhâgne en première et khâgne en seconde année.

Un mot à l’orthographe très compliquée : K, H, A accent circonflexe, G, N, E. Inutile de vous dire que, justement, la majorité des Français qui n’a pas fait khâgne a bien du mal à l’écrire correctement. On croit bien reconnaître une origine grecque à ce mot, mais cherchez dans le Bailly "khagnos" (en caractères grecs) et vous ne trouverez rien.

Petite histoire : quand, à la fin 19ème siècle, la classe de rhétorique supérieure, ancêtre des prépas littéraires, fut créée, les étudiants qui préparaient le concours d’entrée à l’école militaire de Saint-Cyr, autre grande école française, en faisant force exercices physiques et équitation, se moquaient volontiers des étudiants qui se consacraient aux études littéraires, ces intellectuels blafards, bossus à force de se pencher sur les livres et qui négligeaient toute activité sportive. Ils se mirent à les appeler les "cagneux", un mot qui vient du latin "canis", le chien, et qui désigne ceux qui marchent avec les genoux rentrés en dedans tandis que les pieds s’écartent, un peu comme un jeune poulain, comme ça.

Mais un cagneux, ça ne se laisse pas faire ! Non sans humour, les cagneux reprennent au début du 20ème siècle cette appellation pour se désigner eux-mêmes, mais attention, ils transforment le vulgaire et péjoratif "cagneux" à coups de k, de h et d’un joli accent circonflexe en "khâgneux", une pure invention pseudo-grecque qui occulte l’origine du mot. Et peu à peu, le mot s’inscrit dans les mœurs. Voilà comment la seconde année de prépa littéraire est devenue "la khâgne", la première étant "l’hypokhâgne", "hypo" signifiant, en vrai grec cette fois, "en dessous".

Voici des mots propres de cette école.

jeudi 11 avril 2013

Les écoles de la deuxième chance

Des " écoles de la deuxième chance ". Le concept a été lancé en 1995 par l'Europe. Deux ans plus tard la première de ces " écoles de la deuxième chance " ouvrait en France, à Marseille.



"Les Écoles de la 2e Chance ont pour objectif d'assurer l'insertion sociale et professionnelle de jeunes de 18 à 25 ans sans qualification et sans emploi.
Le Réseau des Écoles de la 2e Chance (Réseau E2C France) s'est constitué en association en juin 2004 autour d'une Charte des Principes Fondamentaux.
En 2011, les Écoles de la 2e Chance ont accueilli 11 454 jeunes, soit une progression de + 42 % par rapport à 2010. Début 2012, le nombre de sites vient de dépasser la centaine. Compte tenu des projets en cours, le public accueilli devrait, en 2012, se situer à plus de 13 000 jeunes.
Avec 58 % de sorties positives, le dispositif confirme son rôle actif dans l'intégration sociale et professionnelle des jeunes adultes sans diplôme, ni qualification.
En fort développement, le Réseau E2C France s'inscrit dans un nouveau paysage institutionnel et a mis en place les outils indispensables pour assurer la qualité du dispositif par un processus de labellisation."

L'école et le handicap

Pour la première fois, l’Education nationale a organisé cette année une journée de sensibilisation sur la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Est-ce suffisant ?

Pour en parler, Thierry Nouvel, directeur général de l’Unapei, association qui regroupe plus de 60.000 familles.



Chiffres-clés 2011-2012
214 000 enfants handicapés sont scolarisés, dont 133 000 dans le premier degré et 81 000 dans le second degré :
146 200 dans une classe ordinaire dont 65 000 qui bénéficient d'un accompagnement individuel
67 800 en classe pour l'intégration scolaire (CLIS) dans le premier degré ou en unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) dans le second degré
90,1 % des élèves sont scolarisés à temps complet
5,8 % des élèves sont scolarisés en temps partagé entre écoles, collèges ou lycées et établissements médico-sociaux ou hospitaliers.

mardi 9 avril 2013

Le chômage des jeunes


Ouvrons maintenant un volet sur l'emploi et le chômage. Comment pourrait-on faire reculer le chômage chez les jeunes?

Voici un jeune qui cherche du travail sans en trouver.



Les chiffres du chômage de juillet, révélés ce jeudi, sont très mauvais. Mais ce sont les jeunes qui subissent le plus cette conjoncture défavorable. Rarement l'entrée dans le monde du travail n'a été aussi difficile pour eux. Exemple à Wattrelos, dans le Nord. Essayez d'expliquer ce que c'est un "bouche-trou"?



Favoriser l'apprentissage c'est donner du travail aux jeunes.

Erasmus

Voici l'origine du programme Erasmus: C'est ici.

Une pub pour promouvoir le programme Érasmus:



Voici une expérience Érasmus mais en France:



Voici l'une des difficultés d'Erasmus, se loger.


Accents d'europe - 02/01/2013
(19:31)


  


L’emblématique programme européen d’échange universitaire fête ses 25 ans. Trois millions de jeunes Européens en ont bénéficié. Un moment décisif dans leur vie. On dit qu’il forme la première génération de vrais Européens.


Carrefour de l'europe - 23/12/2012 - 1ère partie
(19:30)


 
 
  

Le chômage et l'emploi

Le chômage a augmenté en janvier : +1,4%. La France compte désormais 3.421.800 demandeurs d'emplois avec les DOM. On est proche des records de 1997 et une constante s'impose chaque année : le chômage progresse mais le nombre d'emplois qui ne trouvent pas preneurs augmente lui aussi.


On va évacuer tout de suite l'argument de la France paresseuse... des demandeurs d'emplois qui pantouflent grâce à de confortables prestations. On ne peut pas généraliser les quelques exceptions qui confirment la règle. Mais les faits sont têtus : selon Pôle Emploi, en 2012, 460.000 offres d'embauches n'ont pas été satisfaites.
Pire qu'au début de la crise puisqu'en 2008, les offres non satisfaites atteignaient 260.000 ; en 2009, 290.000.
Les chiffres ne cessent d'augmenter et le paradoxe de se renforcer : les Français cherchent du travail et les entreprises ne trouvent pas chaussures à leurs pieds. Est-ce vrai dans tous les secteurs d'activité ?

 Au palmarès des recrutements les plus difficiles, on trouve les traditionnels emplois à domicile ou les aides ménagères mais il manque aussi de plus de plus d'ingénieurs, de cadres en recherche et développement, de responsables techniques et informatiques. Géographiquement, la Corse totalise à elle seule la majorité des difficultés de recrutements (plus de 53%) devant la région Centre et la Bourgogne sur le continent.
Mais si l'on inclut les départements d'Outre-Mer, Martinique et Mayotte sont nettement au-dessus de la moyenne. A quoi peut-on attribuer ces difficultés de recrutement ?

Pour les petits boulots, la mauvaise image l'emporte. On renâcle à dire oui à un poste qui demande de travailler tard le soir ou le week-end... Des emplois mal payés dans la restauration, le bâtiment, les métiers d'infirmier et d'aide-soignant. Autre argument qui pèse de plus en plus dans le refus de postes : la question du logement et de la dépense directement liée en cas de mobilité.
A l'heure de la mondialisation et des délocalisations, l'argument a du poids et devrait interpeller tous les acteurs de l'économie. Et puis il ne faut pas cacher le découragement auquel poussent certaines entreprises en étant, soit trop exigeantes, soit opportunistes face à la conjoncture dégradée.
Il sera toujours difficile pour un bac +4 ou +5, avec de l'ancienneté professionnelle, d'accepter un retour à l'emploi payé au smic. D'un côté, il faut mieux accompagner le chômeur, de l'autre, améliorer la politique salariale... et cela ne relève pas uniquement des entreprises.

L'Etat refuse d'engager un choc de compétitivité et préfère la méthode douce d'un accompagnement dans la durée. En face, les entreprises tardent à prendre la voie de l'innovation et de généraliser l'intéressement aux résultats que l'on sait pourtant très motivant.
De nombreuses expériences existent et prouvent leur efficacité. Un groupe comme Essilor, par exemple, est pionnier en la matière. Autant de chantiers à défricher pour que la France et l'Europe aient un emploi durable, mieux payé, plus équitable.