L'éléphant de Nantes

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mercredi 30 janvier 2013

Revue de presse: Diane 35

Votre camarade Begonia nous a parlé de Diane 35 et des risques liés à la prise de médicament.



Voici d'autres articles en relation avec ce thème, c'est ici.

En voici un autre intéressant, on y va.

La pilule Diane 35 ne doit plus être utilisée comme contraceptif, a déclaré ce lundi le directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), Dominique Maraninchi. Mis sur le marché en 1987, le médicament n’est en effet officiellement qu’un anti-acnéique. Quels sont les risques liés à la prise de Diane 35?
A l’origine, Diane 35 n’a été autorisée sur le marché, en 1987, que pour ses vertus anti-acnéiques. Ce n’est donc pas officiellement une pilule contraceptive. En France, Diane 35 est pourtant utilisée comme tel. Les gynécologues et autres généralistes délivrent ce traitement hors Autorisation de mise sur le marché, pour faire d’une pierre deux coups: réduire les problèmes de peau et le risque de grossesse.
Une situation qui évoque immanquablement l’utilisation du Médiator des laboratoires Servier, un médicament contre le diabète prescrit pendant des années pour lutter contre l’obésité. Une situation qui a valu ce lundi une mise au point du directeur général de l’ANSM.

Dominique Maraninchi a estimé qu’«il faut trancher pour arrêter cet usage ambigu» et «arrêter de l'utiliser comme contraceptif». Jusqu’à l’apparition de ses génériques – Minerva, Lumalia, Evepar - au début des années 2000, Diane 35 s’est imposée comme leader du marché des pilules non-remboursées. D’autant plus qu’elle permet également de réduire la pilosité. Pour le laboratoire Bayer, qui la produit, le risque était «connu et clairement indiqué» sur les notices.


Cette prescription hors AMM, juridiquement floue, est depuis longtemps dénoncée par certains praticiens. Selon l’hématologue Jacqueline Conard, interrogée par le JDD, «sous Diane, le risque de thrombose est trois fois supérieur à la normale, de l’ordre de trois à quatre sur 10.000.
Il est plus élevé que pour les pilules de deuxième génération et même un peu plus, ou en tout cas du même ordre, que pour celles de la troisième». La spécialiste conseille de ne prescrire Diane 35 qu’en deuxième prescription, «et la réserver à des cas très particuliers.»

Reste que, selon une étude présentée ce lundi au CHU de Brest, 80% des femmes qui ont eu un accident lié à une pilule contraceptive avaient au moins un facteur de risque: tabac dans la moitié des cas, tension artérielle, surpoids, longs voyages en avion, âge supérieur à 40 ans...

Ce week-end, le Figaro a révélé sept décès liés à la prise de Diane 35 ou un générique depuis 1987, citant un document confidentiel interne de l’Agence du médicament daté du 25 janvier. De son côté, l’ANSM a fait état ce dimanche de quatre décès. Les sept cas de décès évoqués par le Figaro concernent des femmes âgées de 18 à 42 ans, dont la principale cause de décès concerne des «événements thromboemboliques veineux».
Le document de l’Agence du médicament cité note également qu’au 16 janvier 2013, 125 cas concernant les événements emboliques et thrombotiques pour Diane 35 et ses génériques sont enregistrés dans la base nationale.
 Environ 315.000 femmes utilisaient cette pilule ou ses génériques en France en 2012. L'avocat Jean-Christophe Coubris a confirmé dimanche qu'il allait déposer une «centaine» de nouvelles plaintes d'ici février. «Cette situation a assez duré, ça fait 25 ans que ça dure», a déclaré Dominique Maraninchi au micro de RTL, assurant que l’ANSM prendra des «décisions dans la semaine».
«Il faut trancher pour arrêter cet usage ambigu», a-t-il déclaré. «Il faut arrêter de l'utiliser comme contraceptif». D'ailleurs, a souligné le patron de l'ANSM, «nos experts et les gynécologues considèrent que ce n'est pas un bon contraceptif».
Dominique Maraninchi a rappelé que l’agence du médicament travaillait depuis un an sur ce dossier pour évaluer le rapport bénéfice/risque du Diane 35. Alors que les plaintes contre les fabricants et l'ANSM se multiplient, la ministre de la Santé Marisol Touraine veut en limiter la prescription. Le député socialiste Gérard Bapt, membre du conseil d’administration de l’ANSM, a exigé, ce dimanche, le retrait immédiat de Diane 35 et de ses génériques du marché.

Parlons aussi des pilules de troisième génération:


2 commentaires:

  1. La pilule contraceptive Diane 35 est préscrite pour le traitement contre l'acné, et elle s'avère particulièrement efficace c'est vrai

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    1. Je suis tout à fait d'accord avec vous pour l'avoir prise moi-même pendant plusieurs années, elle est très efficace et j'ai été très bien suivi par mon médecin.

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